A memorable dinner near Bordeaux (in french)

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laurent gibet
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A memorable dinner near Bordeaux (in french)

Postby laurent gibet » Mon Jul 10, 2017 8:12 am

Saturday july, 8 2017


Champagne Gosset Celebris 2002 : 17,5/20
Inflexions exotiques pour un superbe champagne, fin, long, savoureux.

Champagne Deutz Amour de Deutz 2006 : 18/20
Accents mâconnais (ananas) pour illustrer un blanc de blancs d’un millésime riche. Egalement magnifique pour lancer le repas.

Pascal Cotat Sancerre Grande Côte 2012 : 16,5/17
Typé Chavignol avec ce sureau bien marqué. Je retrouve le plaisir des 2012 à la matière pleine goûtés il y a quelque temps au domaine François Cotat.

J. J. Prüm Riesling Zeltinger Sonnenuhr spätlese 2009 (AP 13/10) : 17/20
Parfaitement congruent (origine et maison) avec ces notes de coco, de cassis, de lys. Belle richesse sur le millésime (pensé auslese).

Domaine des Roches neuves Saumur l’insolite 2014 : 16,5/20
Aromatiquement très vouvrillon pour ce beau vin parfumé, frais. Et une belle surprise.

Dauvissat Chablis Forêt 2013 : 16,5/20
Expression vraiment familière, acidulée, tendue, sur une nette réserve.

Trimbach Riesling Clos Ste-Hune 2008 : 18/20
Magnifique interprétation du cépage, dense, tendue, sans sucre. L’archétype de la force tranquille faite vin. Ma note concerne un vin encore logiquement très réservé.

J. L. Chave L’Hermitage blanc 2013 : 17
Comme souvent, je sens d’abord du chardonnay mûr. Le réchauffement laisse progressivement un vin puissant, un peu chaud mais équilibré, prolongé par une subtile amertume.

Pézenas-Languedoc Domaine des Aurelles Aurel 2011 : 16,5/20
Une roussanne entre deux gros vins issus de marsanne. Matière moindre mais j’apprécie la sveltesse (relative) de ce vin, qui n’exclue pas la persistance en bouche (je le préfère en tout cas au 2012 bu récemment … mais il m’avait semblé trop jeune, et j’avais aimé le 2010). J’avoue, vu le contexte, avoir pensé à Rayas.

Hermitage Chapoutier Le Méal (blanc) 2007 : 16,5/20
Vin assez spectaculaire (ramenard), un peu caramélisé. Un certain poids pour un vin démonstratif, très concentré, un peu saturant à mon goût. Un style plus rameutant que celui de Chave, je trouve.

Combier Crozes-Hermitage Clos des Grives 2010 : 16,5/17
Très joli nez de syrah septentrionale, sur le cassis, les fleurs, le poivre. Matière parfaitement calibrée, fraîche. Cette cuvée possède comme souvent la beauté aérienne d'une Côte-Rôtie.

Clape Cornas 2010 : 17/20
Syrah profonde, dense. Elle est un peu moins alerte peut-être que celle produite par Combier, avec des accents logiquement plus sudistes. Le groupe semble s’entendre (une fois n’est pas coutume) sur une qualification : « animal mais pas déviant ». Matière concentrée, fine, longue. Les millésimes mûrs sont favorables aux vins de Clape.

Pessac-Léognan Pape-Clément rouge 2010 : 17,5/18
Expression résolument boisée mais, sur cette jeunesse, la matière se montre dense, sapide, fine, bien mûre, subtilement fumée, sur une grande longueur. Gros potentiel de garde.

Margaux Bel Air-Marquis d'Aligre 2005 : 17/20
C’est le cabernet-franc qui domaine à ce stade, avec des accents ligériens (non boisés) : cassis, terre, réglisse, jacinthe. Equilibre et tenue parfaits, avec une signature subtilement orientale. Grande satisfaction une fois de plus pour ce vilain petit canard bordelais sans descendance.
Rappel – verticale du domaine – 1/2/2013, cr par Pierre Citerne
1. Margaux : Château Bel Air-Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel 2005
DS17,5+ - PC16++ - PR19+ - LG16,5+ - MS17+ - MF(17) - FM17. Note moyenne : 17,1+
En pleine phase de fermeture. Teinte soutenue, brillante, dense, jeune, comme du sang frais. Nez distingué mais revêche, sur son quant-à-soi, évocation compacte de choses sombres, profondes, puissantes, serrées, de fruits noirs, de noyau, de graphite... Matière tannique, droite, stricte. Maturité, fraîcheur et qualité de fruit : tout est parfaitement architecturé, en attente.

Châteauneuf-du-Pape 2005 : 18,5/19
Encore un Rayas prodigieux, irradiant, d’une élégance folle. Fruité, fleuri, épicé (fraise, rose, poivre). Solaire mais infiniment leste, invincible, d’un charme diabolique, Rayas est peut-être le plus grand vin rouge du monde.

Rousseau Chambertin 2005 : 18,5/20
Pinot rayonnant parfumé, avec ses sublimes parfums de cerise, de betterave fumée, de fleurs, de cumin. Malgré sa jeunesse, il s’aborde plutôt bien, déployant une puissance équilibrée et très longue (Rayas ayant pourtant mis la barre vraiment très haut).


Châteauneuf-du-Pape Clos des Papes 2001 : (15/20)
Nez solaire, figué, épicé. Dénaturé par des notes de soja, de bouquet garni, trahissant peut-être un souci de conservation (mais la matière reste acceptable). Il restait quoiqu’il en soit difficile de passer derrière les deux monstres précédents.

Conti-Costanti Brunello di Montalcino Riserva 2006 : 15,5/16
Profil très transalpin, un peu nebbiolo, plutôt sangiovese (acidité marquée, tannins bien présents). Proche du 2004 goûté en novembre 2013.

IGT Toscana Castello dei Rampolla d’Alceo 2006 : (14,5/20)
Un supertoscan tout en ingratitude, très mûr, brûlé, très rude.

Peyre-Rose Coteaux du Languedoc Clos des Cistes 2002 : 17/20
De nouveau une très belle expression de syrah du Sud pour ce 2002, figuée/confite, épicée. On tient là un des meilleurs rouges du Languedoc.

Lopez de Heredia Vina Tondonia Rioja Vina Tondonia 2003 : 15,5/16
Très reconnaissable, et j’ai proposé Bosconia 2004 pour un vin de la Rioja en style traditionnel (guignolet, bourbon infime, beaux tannins, boisé intégré).

Bandol Château de Pibarnon 2004 : 16,5/20
Très beau vin, solaire, joliment tannique, avec des tonalités d’herbes aromatiques et de zeste d’orange, que j’ai imaginé produit sur Barolo.

Australie Ben Glaetzer Bishop by Ben Glaetzer 2007 : 15/20
Cassis, coca-cola, eucalyptus et trame veloutée pour désigner une syrah australienne, soyeuse, un peu saturante. Même impression que sur le 2006.

Priorat Cims de Porrera 1999 : 15/20
Voilà un vin sucré, avec de la volatile (mais cela passe). Résolument solaire (grenache ?). Peut-être une évolution précoce ici aussi (soja). Je n’avais de toute manière pas été emballé non plus lors des deux précédentes rencontres avec ce vin.

Madiran Montus Prestige 1995 : ED
Un vin bretté (gouache), asséché par son défaut. L’heure avançait et je ne sais pas dire si le groupe était toujours en phase sur les défauts des vins. Un éventuel lecteur attentif saura peut-être me dire …
Rappel :
Madiran Montus Prestige 1995 : 30/4/2017 – repas Laurent (cr par Guillaume Deschepper)
Comme souvent sur cette cuvée, on s’imaginera volontiers à Saint-Estèphe ici, voire à Bolgheri, induits en erreur par la noblesse des parfums et la suavité habillant à merveille la trame virile du lieu. Grand caractère de cèdre, de poivron rôti, d’encens, chair large au tanin fibreux, profonde saveur sanguine… Audacieusement encadré par les deux Pauillac, il ne fait pas profil bas. (16,5)
LG : 16,5/20
De la précarité des dégustations instantanées. …

Ribera del Duero Pesquera Reserva 1991 : 16/20
Un vin qui a de la gueule dans cette apogée, avec un peu de chaleur, une certaine masse tannique peaufinée par l’âge. De l’onctuosité et une bonne tenue.

Madiran Montus Prestige 1996 : 14/20
Ce vin remplace le 1995. Il n’a pas de défaut éliminatoire, à mon sens mais s’avère bien rustre, presque sec.

Pacherenc du Vic-Bilh Cave de Crouseilles Barriques d’or perle de givre 2011 : 15,5/20
Très petit manseng, tropical, d’acidité moyenne.

Domaine des Sablonnettes Coteaux du Layon Faye l’Aubépine SGN 1997 : 16/20
Deux pistes possibles ici : furmint ou chenin (en sélection de grains nobles). L’acidité est faible et il faut éliminer la Hongrie. Approche extrême, avec des saveurs de confiture de prunes/pêches, de gelée de coing.

Sauternes Haut-Bergeron cuvée 102 1998 : 15,5/16
Une liqueur épaisse, avec une petite touche iodée. On la dira correcte pour le millésime.
Rappel :
17/5/2003
20. Château Haut-Bergeron – Sauternes “Cuvée 102” (1998)
PC17 - PP15 – DS17,5 - LG18 – HL17 - VM17,5. Note moyenne : 17
Robe visqueuse, encore assez pâle, mais avec quelques reflets ambrés. Nez explosif, sur la marmelade d’orange, la cire, le bois verni – forte acidité volatile. Liqueur impressionnante, massive, heureusement bien équilibrée par la colonne vertébrale acide, très longue finale sur une élégante mais puissante amertume (orange amère, sucre d’orge).

Graves Supérieures Château Léhoul 2009 : 17/20
Le vin produit par notre hôte. Seconde rencontre sur ce millésime pour la confirmation d’une liqueur très sauternaise (sur un millésime favorable), noble et nette, d’un bel équilibre (j’espère que le 2015, que j’ai goûté il y a peu, renforcera son tonus au vieillissement).

Porto Primo Palatum 1998 : 17,5/20
Les raisins proviennent je crois de la quinta de la Rosa. L’approche est convaincante pour un vin fortifié très impliquant, aussi bon que lors des rencontres précédentes. Idéal pour conclure une soirée inoubliable (les vins se goûtaient particulièrement bien).
Merci encore à Eric et Sophie pour la générosité de leur accueil …

Jeff Leve
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Re: A memorable dinner near Bordeaux (in french)

Postby Jeff Leve » Thu Jul 13, 2017 6:06 pm

Wow! What a night of wine! 1995 Rayas is a treat. I am happy to have a few bottles put away....

laurent gibet
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Re: A memorable dinner near Bordeaux (in french)

Postby laurent gibet » Fri Jul 14, 2017 10:47 am

We actually had Rayas 2005.

The 1995 is a monster that can still wait longly.


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