A wonderful dinner near Bordeaux (in french)

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laurent gibet
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A wonderful dinner near Bordeaux (in french)

Post by laurent gibet » Tue Nov 24, 2015 3:11 am

1. Champagne Comtes de Champagne 1995 : 18/20 – 21/11/2015
Arômes radieux : écorce d’orange, truffe blanche (magnatum pico), épices variées, citron.
Léger rancio et sensation minérale de grande qualité. La finesse et la fraîcheur de la bulle sont remarquables, ainsi que la tenue en bouche.

2. Château Grillet 1996 : (15,5/20) – 21/11/2015
Un vin rebelle/acariâtre, renâclant à se livrer. Beaucoup de réduction (impression de chou), notes de vase, d’algues, de réglisse et un soupçon de pêche et d’abricot (certes plus manifeste une fois le vin révélé). Bouche ne trahissant pas d’âge, difficile, acide, très rigide, dense mais pauvre (certains millésimes, de 1998 à 1973 dans la verticale IVV, procuraient pourtant des arômes à tire-larigot). Le temps passé dans le verre ne fera rien à l’affaire, malheureusement.

Rappel :
Verticale chez IVV – juin 2007
7. Château Grillet 1996 :
DS AM(16?) - DS SOIR14,5 - PC17/18 - LG14,5 - PR17/18 - CD16.
Note moyenne AM : 17,3 et SOIR : 14,5 - Prix : 77 €
L’après-midi (Philippe ricard) :
Alors qu’on pensait que le jaune s’installait, timidement mais progressivement, nous retombons sur une coloration des plus pâles, aux reflets mêlés de gris et de vert selon la lumière. Strictement aucune évolution !
Nez assez discret, bien juvénile, affirmant timidement sa minéralité, un semblant de réduction délicat. Fermé, toute en retenue, il ne livre que peu à peu quelques notes fumées et abricotées.
La bouche semble dominée à ce stade par une prédominance acide : citron, pamplemousse, la fraîcheur est évidente et bride encore une matière pourtant généreuse, qui tapisse la bouche entière. Vin à la rectitude quasi austère, il sidère par sa jeunesse insolente, sa minéralité qui ressort puissamment, une persistance infinie qui laisse saliver un long moment.
A l’aveugle, ce vin aurait bluffé n’importe quel malheureux intrépide qui aurait osé parier sur son âge : à l’unisson, on aurait juré boire du 2005, voire du 2006 !
Le soir (Laurent Gibet):
Nez littoral avec ce mélange désormais mieux connu d'agrumes, de minéral, de fleurs. Peu expressif et un poil disgracieux (mais j'aime bien ce style).
En bouche, on trouve une acidité dominante associée à une belle tension minérale. Les flaveurs sont plus simples (citron) et la longueur moyenne. Il reste en surface mais il a du goût toutefois.

3. Weinbach/Faller Riesling Schlossberg Ste-Catherine 2008 : 17,5/18 – 21/11/2015
L’expression pure, particulièrement terpénique, trahit le cépage. Sa race et son aspect « sec » indiquent le grand cru chez un grand producteur (Boxler ?, Kientzler ?, Trimbach ?). Matière fruitée (mandarine, prunes), épicée (cumin) et mentholée, alliant longuement douceur et rectitude. Une épure de riesling, à l’instar du somptueux Clos Ste-Hune 1997 bu mercredi dernier sur Paris (ou du Sommerberg E 2008 de Boxler bu sur Castanet-Tolosan le mois dernier).

4. Weinbach/Faller Riesling Schlossberg Ste-Catherine L'Inédit 2009 : 17/20 – 21/11/2015
Riesling aussi d’emblée, mais dans un mode bien plus chaleureux. Résine, confiture de mirabelles de Christine Ferber, épices. Impression d’une vendange tardive et en même temps beaucoup d’alcool dans une finale gingembrée. Puissant, gras et les 14° d’alcool revendiqués me semblent très sous-estimés sur cette présentation si plantureuse. Un équilibre très particulier (sur un millésime solaire) pour cette cuvée moins mobile que Ste-Catherine 2008, en force, à associer à un plat idoine.

5. Friuli Venezia Giulia Gravner Ribolla Gialla 1999 : 16/20 – 21/11/2015
Un blanc de (subtile) macération (entre 10 et 14 jours), plus italien (je revoyais Radikon en Ribolla Gialla), que géorgien. Acide mais à la rusticité tannique contenue. Goûts nets et bien construits rappelant l’orange, la terre, les épices. Ce type de vin infusé enrichit encore un peu le terrain de jeu des blancs du monde.

6. Jurançon Clos Joliette sec 1974 : 18,5/20 – 21/11/2015
On détaille dans ce nez en puits de senteurs des parfums nobles complexifiés par le temps : Tuber melanosporum, mangue confite, citron vert (ou plutôt yuzu ?) et verveine citronnelle. Cette carte signalétique est celle d’un grand Jurançon évolué. Pureté aromatique, incroyable impact en bouche (densité, longueur interminable) pour ce vin constant, comme inaltérable. Particulièrement affuté, tout en sobriété (mais quel standing), encore meilleur que lors de précédentes dégustations (on se rappellera que Joliette n’assemble pas ses vins). Peut-être toutefois un cran en dessous du sublime (et mythique) 1971 sec déjà bu avec émotion autour de cette même table.

7. Hermitage blanc Guigal Ex-Voto 2007 : (16/20+) – 21/11/2015
Le bois forcené s’est cruellement emparé du fruit. Il occulte un peu de citron confit et du bâton de réglisse. Bouche concentrée, grasse, alcoolisée, à la finale amère. Il faudra suivre son évolution, en espérant qu’elle n’implose pas.

8. Hermitage blanc Chave 2007 : 16/20 – 21/11/2015
Lactique, oxydatif, dans une présentation riche mais plutôt rentrée et pas tellement enthousiasmante.

9. Châteauneuf-du-Pape Rayas blanc 2007 : 16,5/20 – 21/11/2015
Richesse d’expression sudiste, musquée, avec de la poire et du gingembre. Bouche onctueuse, plus loquace/éclatante que celle des vins de la colline de l’Hermitage. Les vins rouges d’Emmanuel Reynaud m’impressionnent cependant bien plus.

10. Bandol Tempier La Migoua 2008 : 15,5/20 – 21/11/2015
Nez sudiste exprimant la confiture de fruits, les épices, le maquis, la tapenade d’olives noires (j’aurais dit syrah majoritaire en Languedoc, pensant plus particulièrement à un vin velouté de Marlène Soria).

11. Bandol Tempier La Tourtine 2008 : 15/20 – 21/11/2015
On ressent ici un fruit très mûr et des tannins saillants (Toscane ?, Languedoc ?), pour une expression figée, trop jeune.

12. Bandol Tempier Cabassaou 2008 : 16,5/20+ – 21/11/2015
Herbes aromatiques, cuir, chocolat, gelée de fruits rouges et noirs at aussi réglisse dans un opus olfactif qui me rappelle un peu les vins de Barral. Très belle classe sudiste pour cette sève de mourvèdre (Valinière ?), parfaitement ajustée, puissante mais fine et équilibrée (elle reste encore logiquement dans ses langes). Curieusement, c’est cette cuvée qui cause la plus ce soir.

Remarque : série espiègle avec des vins vraisemblablement encore trop jeunes pour être dégustés dans les meilleurs conditions (encore plus sur ce millésime).

13. Langhe Roagna 2009 : 16,5/17 – 21/11/2015
Robe rouge (plus sangiovese que nebbiolo ?). Nez organique, viandé, sur la rose, le cuir, le quinquina, la griotte. Volatile bien présente, mais elle ne me dérange pas. Bouche bien construite, au fruité tout transalpin, tannique (mais sa « grinta » reste modérée). Acidité soutenue.

14. Châteauneuf-du-Pape Bonneau Marie Beurrier 2003 : 16,5/20 – 21/11/2015
Expression sudiste confite, chocolatée, épicée, avec du laurier et même du céleri ; un rien brutale (pas mal de volatile). Elle manque un peu de glissant, que possèdent les 2 beautés proposées en comparaison.

15. Châteauneuf-du-Pape Rayas rouge 2003 : 17,5/20 – 21/11/2015
Vin solaire, ardent. Profil éthéré, balsamique, cacaoté, épicé, fruité (confiture de fraises). Marqué par le millésime, indéniablement, mais on a moins de doute sur son avenir que dans le cas de Marie Beurrier 2003.

16. Châteauneuf-du-Pape Rayas rouge 2001 : 19/20 – 21/11/2015
Un Rayas fort différent du 2003, profond, complet, un peu calfeutré mais dans lequel on devine de nouveau (c’est la 5 ou 6ème fois que j’ai la chance de le déguster) un potentiel de garde rare. Son coffre me rappelle un peu celui du 1995 et (mais ?, en réflexion atavique concernant l’oncle et le neveu) son caractère monumental est ici tout en finesse. Matière forte, fleurie, fruitée, corsée, avec du graphite, de la suie, du pain d’épices, du chocolat. Suprême longueur (le vin, très zen, se complexifie et semble se densifier dans le verre). Une véritable prouesse.

Remarque : Le vin de Bonneau souffre clairement de la comparaison avec Rayas, qui se situe encore une fois au plus haut niveau de la hiérarchie des vins rouges du monde.

17. Campania IGT Roccamonfina Campania Galardi Terra di Lavoro 2007 : 15/20 – 21/11/2015
Gelée de cassis, cèdre, graphite pour une olfaction organique. Bouche dense, plutôt acide, assez impersonnelle. J’élimine Bordeaux à cause du manque de velouté et penche pour un vin à base de sangiovese (trame tannique sous-jacente). Beaucoup moins d’enthousiasme ici (le recours au biais culturel aurait bon dos …).

18. IGT Toscano Argiano Rosso Toscano Suolo 2004 : 15/20 – 21/11/2015
Nez très hispanisant sur le cassis, le bourbon, la noix de coco. On peut vraiment se croire en Ribera del Duero, encore plus si on ajoute l’impression d’une certaine dureté tannique (acidité en filigrane, par-dessus le marché). Peu d’identité de nouveau.

19. Rioja Lopez de Heradia Tondonia Gran Reserva 1994 : 16/20 – 21/11/2015
Agrumes, résine et curry pour un vin généreux en goût, porté par une acidité marquée. J’oublie que cette région espagnole peut produire des expressions fraîches (et je reste sur un chardonnay du Jura, tout en tonicité citronnée épicée).

20. Barsac château Coutet 1989 : 17,5/18 – 21/11/2015
Sauternais dans l’âme, richement miellé. Fruit nourri avec de l’orangette, une belle marmelade d’oranges parfumée par une pincée de cannelle et quelques pistils de safran. Le vin est opulent mais pur, fin et frais (un côté jus d’oranges pressées encore présent malgré l’âge), affiné par un vieillissement harmonieux.

21. Jurançon Clos Joliette 1976 (moelleux) : (15/20) – 21/11/2015
Probable que Philippe escomptait ici un vin sucré (rappel du match Joliette sec 1971, énorme, suivi en fin de repas d’un délectable Joliette moelleux 1970). Ce 1976 est aromatiquement indigent (citron vert, notes vouvrillonnes de coquille), renfrogné, dur/acide, avec une finale besogneuse. Problème de bouchage. Comme dans le cas de Grillet, je reste magnanime face à ce type de vin. 

22. Porto Quinta do Noval Colheita 1995 (mis en bouteille en 2007) : 17/20 – 21/11/2015
Pas facile de dire si ce Porto est un vintage ou un tawny. Les arômes sont dans la gamme tertiaire mais sans rancio notable : figue, fraise, genièvre, confiserie Mon Chéri. La matière est d’excellent qualité, tenue même si un peu dépouillée, sans brûlure alcoolique.

23. Porto Osborne 1991 : 18/20 – 21/11/2015
Puissant, expressif, minéral, ce vin encore très jeune prend l’allure d’un gentil rouleau compresseur. Goûts de fruits confiturés, d’épices, de laurier. Alcool parfaitement au service du style. Un régal, en force douce, ce qui est encore plus admirable vers 3h du matin, après une mémorable série …

Jeff Leve
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Re: A wonderful dinner near Bordeaux (in french)

Post by Jeff Leve » Thu Nov 26, 2015 7:35 am

It's nice to see you drinking so many vintages of Rayas Lauent. I am officially jealous. I almost never get to enjoy Rayas these days.

laurent gibet
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Re: A wonderful dinner near Bordeaux (in french)

Post by laurent gibet » Mon Nov 30, 2015 3:24 am

A former dinner with good friends in Paris :

Champagne Taittinger Comtes de Champagne 2005 : 17,5/18 – 18/11/2015
Beaucoup de classe pour cet excellent champagne qui lance magnifiquement la soirée. Arômes fins de pêche, de menthe. Bouche moelleuse, très agréable, dotée d'un superbe retour acide en finale. Pensé Pol Roger Churchill 2000.

Canon-Fronsac Moulin Pey Labrie 1992 : 16,5/20 – 18/11/2015
Parfums aquitains racés (fraise, épices, sous-bois). Bouche souple mais suffisamment vitale, rappelant un très bon merlot en rive gauche. Superbe réussite pour le millésime.

Markus Molitor Brauneberger Klostergarten ** Pinot Noir 2011 : 17,5/20 – 18/11/2015
Superbe pinot noir que je vois immédiatement sur Chambolle ou Vosne (rose, terre, fumée). La bouche, concentrée mais fine, possède une très belle tenue et un Beaux Bruns 2000 de Mortet me semble possible. Belle surprise sur ce rouge mosellan ambitieux (j'ai en revanche trouvé les 2012 dégustés au domaine récemment - Klostergarten, Mandelgraben, Graacher Himmelreich - trop boisés). Une fois dévoilé, on peut trouver que le vin est à la fois exotique et plutôt moelleux, en style allemand de l'Ahr par exemple.

Dominique Laurent Bonnes-Mares 1994 : 16/20 – 18/11/2015
Pinot noir évolué déprécié par une volatile un peu trop forte à mon goût (soupçon vinaigré en bouche). Senteurs de griotte, bouquet garnie, soja pour imaginer un vin bien plus vieux. Un vin acidulé/fragile, qui a dépassé son apogée. A boire d'urgence.

Denis Mortet Chambolle-Musigny Beaux Bruns 1997 : 18,5/20 – 18/11/2015
Première sensation sur une syrah septentrionale (poivre, cassis, violette, encre). Il y aura ensuite de notes de ronce, de betterave, de fumée. Bouche de solide constitution, encore très jeune, mûre mais très fraîche, d'une grande vitalité, conforme au style jusqu’au-boutiste du domaine (j’y préfère les vins produits sur Chambolle à ceux produits sur Gevrey, les trouvant plus racés, plus fins – le Beaux Bruns 1999 bu à « ma cuisine » à Beaune était remarquable en juin 2005).

Dominique Laurent Clos St-Jacques 2011 : 17,5/20+ – 18/11/2015
Puissant, minéral, lactique. On pourra un temps presque penser à un tempranillo (crémeux, bourbon). Bouche particulièrement dense (betterave, graphite), fermée à double tour (2005 ?). A attendre impérativement.

Bartolo Mascarello Barolo 2006 : (15/20) – 18/11/2015
Tannique (et alcoolisé) comme il se doit mais le vin, trop heurté (et contenant beaucoup de dépôt), développe (brutalement) des notes évoluées anormales (soja, bouquet garni, genièvre). Je repense ici à ce que j'ai récemment regretté sur des vins exsangues comme le Chianti Porta di Vertine Riserva 2010 ou sur le Barolo Pie Rupestris 2005 de Cappellano. Il me reste une autre bouteille, à vérifier.

Walla Walla Cayuse En Chamberlain 2005 : 18/20 – 18/11/2015
Nez net de syrah, atramentaire, empyreumatique, riche/confit/saturé mais sans pesanteur (je peux penser à Bonneau ou à Soria). Cassis, bacon et herbes aromatiques apportent beaucoup de mouvement. Bouche au port magnifique, d'un velours fantastique, qui ne bronche pas en se réchauffant dans le verre. Longueur impressionnante pour cette essence de syrah.

USA Mondavi Opus One 1995 : 17,5/18 – 18/11/2015
On continue à se régaler avec ce vin développant qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à un St-Julien 1990 (Barton). Parfums médocains racés (cassis, cèdre, santal, réglisse, herbes aromatiques, ...) précédant une bouche fraîche et joliment évoluée d'une appréciable finesse de grain.

Trimbach Riesling Clos Ste-Hune 1997 : 18/20 – 18/11/2015
Essence de Riesling : agrumes, cumin, résine, fromage vacherin, miel d'acacia, intenses terpènes de toute beauté. Bouche tendue, précise, d'une étincelante sobriété. On peut penser à un Chablis de Dauvissat. Un grand vin prêt à boire.

Bonnezaux Domaine des Petits Quarts Le Malabé 1990 : 16,5/20 – 18/11/2015
Etrange avec ses nuances racinaires soutenues (Suze). Notes de bâton de réglisse, de coing, de mandarine confite pour décréter un chenin (je pensais à Bellerive en Quarts-de-Chaume, sur les années 80). Bouche cohérente, goûteuse, encore nettement sucrée. Spécial mais attachant, apaisant aussi.
Last edited by laurent gibet on Tue Dec 01, 2015 2:52 am, edited 1 time in total.

laurent gibet
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Re: A wonderful dinner near Bordeaux (in french)

Post by laurent gibet » Tue Dec 01, 2015 2:51 am

The last diner around Toulouse :

1. Foreau Vouvray Brut réserve 2002 : 16,5/20 – 29/11/2015
Dégorgement tardif. Immédiatement chenin pour moi, incluant coing et épices. Bouteille bien en place, à la bulle très fine, fruitée, énergique.

2. Champagne Couche Sensation 1997 : 17,5/20 – 29/11/2015
Dégorgé le 12/4/2012. Joliment évolué, savoureux, épicé, fruité à souhait. Vital avec ses beaux goûts de mirabelle, de griotte, d’agrumes, de parmesan.
Rappel :
Champagne Couche Sensation 1997 : 17,5/20 – 22/10/2015
Dense et aérien, épicé, légèrement rancioté. Griotte (moins BdB que le précédent Champagne), citron vert, crème au beurre. Très belle tenue.

3. Château Grillet 1997 : 18/20 – 29/11/2015
Expression réservée à ce stade : embrun marins, coquille, réglisse, omelette, citron confit. Je vois poindre un Narvaux d’Auvenay puis un Chablis de Dauvissat (il y aura également des pronostics du côté de la colline de l’Hermitage). Matière profonde, sans concession, relativement neutre gustativement parlant mais d’une très grande longueur. On retrouve ici avec bonheur le style hiératique maison.

4. Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 1990 : 18,5/20 – 29/11/2015
Le nez prolixe dévoile des notes puissantes, distinguées et complexes de citron confit, d’œuf, de curry, de calisson d’Aix. Profil fruité, végétal, minéral (boisé fondu). Bouche généreuse, solide, mûre et tendue. Une splendeur.

5. Savennières Coulée de Serrant 1989 : 18/20 – 29/11/2015
Parfums de grande qualité rappelant la cire, les épices, le coing, la tourbe, la Suze, la réglisse. Bouche volubile, onctueuse, ample, baroque. Un peu de langueur comme il se doit (pour ne pas partir sur Vouvray).

6. Brunello di Montalcino Cerbaïona 2005 : 18/20 – 29/11/2015
Nez animal délivrant de belles notes de quinquina, d’épices, de griotte. Floralité racée. Pointe de volatile. Enorme caractère en bouche, masse tannique particulièrement fine (insiste François Breteau ). Je voyais un Barolo (mais la robe rouge et l’acidité accrue – coupante - sont plutôt des indices de sangiovese).

7. Côtes-du-Rhône Fonsalette syrah 2000 : 17/20 – 29/11/2015
Vin solaire, avec des notes de fruits confiturés, de poivre, de fumée. Cassis particulièrement puissant. Il y a en complément des senteurs plus inattendues (racinaires) de petit pois, de terre. Bouche « noire », puissante, expansive, moelleuse (légèrement sucrée).

8. Barolo Lorenzo Accomasso Vigneto Rocchette Riserva 1996 : 17,5/18 – 29/11/2015
Parcelle de Rocche dell’Annunziata. Quinine, graphite, cerises, champignons. Bouche classiquement acide et tannique pour un vin puissant mais fin, résolument distant, dans un style moins immédiat que celui du Brunello.

9. Pessac-Léognan Château Pape-Clément 1996 : 16,5/20 – 29/11/2015
Notes démonstratives de cerise, de fumée, de bourbon, pour imaginer un Rioja. On trouve aussi du cassis, du poivron mûr, de la bouse de vache. Bouche concentrée, alliant rondeurs et finesse, mais passablement saturante (un peu boulotte). Exotique et chaleureuse comme celle d’un vin californien ou d’un supertoscan ?

10. Oltrepo Pavese Lino Maga Montebuono Vino di Napoleone 1990 : 16,5/20 – 29/11/2015
Fruits frais, rhubarbe, épices, jacinthe, quinquina. Expression fraîche, rustique mais ne déméritant pas en finesse (et longévité), dans un style me rappelant les vins du Haut-Piémont. On est en quelque sorte à l’opposé de Pape-Clément, pour des palais moins avide de goûts lascifs (régressifs).

11. Confuron-Cotetidot Vosne-Romanée Suchots 1990 : 16/20 – 29/11/2015
Ensemble solaire déclinant des parfums de confiture de griottes, d’épices multiples, de brou de noix. La maturité du fruit couplée à la vendange entière « disent » Rayas. Ce qui est ennuyeux cependant, c’est ce creux en milieu de bouche, pour une trame manquant de longueur.

12. Côtes du Jura Vin Jaune Ganevat 2004 : 17,5/20 – 29/11/2015
Sotolon pur, très délicat, avenant. On apprécie sa tonicité et ses goûts tout en finesse, en même temps vraiment persistants.

13. Huet Vouvray Le Mont moelleux première trie 1989 : 16,5/20 – 29/11/2015
Coing, safran, mangue (pour initialement penser à un Jurançon). Trame épicés, vouvrillonne mais très timorée, sans l’explosion aromatique escomptée (celle que l’on trouve par exemple dans l’extraordinaire moelleux réserve 1989 de Foreau).

14. Vin Santo di Montepulciano Avignonesi Occhio di Pernice 1997 : 18/20 – 29/11/2015
Première rencontre pour moi avec ce rouge passerillé rare (issu de sangiovese), monumental, développant des goûts tonitruants de confiture de cerises noires du pays basque, de viande fumée. La bouche, spectaculaire, huileuse mais sans avachissement, me rappelle l’insolite Tintilla de Rota de Lustau.

15. Rinaldi Chinato : 16,5/20 – 29/11/2015
Un Chinato très fin, aux amers de grande qualité, dans un style éloigné me semble-t-il de celui de Cappellano (plus vigoureux/brutal).

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